Structure enzymatique du cancer découverte

« Un nouvel espoir de guérison pour tous les cancers » est le titre du Daily Express. Les scientifiques ont «démêlé l’enzyme qui aide à propager les cellules cancéreuses» et cela pourrait ouvrir la voie à des médicaments «taille unique». Le journal poursuit en disant que depuis plus d’une décennie, les chercheurs étudient une enzyme appelée télomérase, qui est importante pour la croissance cellulaire normale mais joue également un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses. Les chercheurs ont maintenant « élaboré la partie la plus importante de sa structure », ajoute le journal.

L’étude derrière cette histoire a examiné la structure des sous-unités qui composent la télomérase. Comprendre la structure de cette enzyme – qui est impliquée dans le vieillissement et dans le cancer – pourrait un jour conduire au développement de médicaments contre le cancer qui reposent sur le blocage de son activité négative. Il faudra du temps avant de voir ces médicaments, étant donné la grande quantité de développement et de tests qui doivent maintenant commencer, mais les résultats sont une étape clé dans la poursuite des recherches sur les traitements du cancer basés sur l’action de cette enzyme.

D’où vient l’histoire?

La recherche a été menée par Emmanuel Skordalakes et ses collègues de l’Institut Wistar de Philadelphie aux États-Unis asthme. L’étude a été financée par le ministère de la Santé de la Pennsylvanie et la Fondation médicale Ellison. Il a été publié dans le journal médical à comité de lecture: Nature.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

C’était une étude de laboratoire où les chercheurs étudiaient la structure moléculaire d’une partie de la télomérase. La télomérase est une enzyme qui joue un rôle crucial pour assurer la stabilité génétique des cellules qui se divisent et se développent activement. Au fil du temps, la télomérase devient moins active et cela conduit au vieillissement. Cependant, dans les cellules cancéreuses, la télomérase est surexprimée (plus active) et cela aide à donner à ces cellules l’immortalité. En raison de ces propriétés, la télomérase a fait l’objet de nombreuses recherches sur le vieillissement et le cancer.

Les chercheurs ont utilisé les gènes qui codent pour la fabrication de la télomérase à partir de farine de coléoptères (Tribolium castaneum), qu’ils ont insérés dans des bactéries (E. coli) pour la fabriquer en grandes quantités. Ils ont extrait une sous-unité de télomérase appelée TERT des bactéries et l’ont purifiée en utilisant des méthodes complexes. D’autres recherches en laboratoire (y compris la co-cristallisation) ont été utilisées pour étudier la structure. Cette publication rapporte les résultats sur la structure de la sous-unité protéique de la télomérase.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les chercheurs ont trouvé que TERT est organisé en une configuration en anneau. Cette structure est similaire à celle d’autres enzymes, y compris la transcriptase inverse, suggérant qu’il pourrait y avoir un lien évolutif. Les chercheurs présentent des descriptions détaillées et des illustrations de TERT, y compris des modèles de la façon dont TERT se lie à l’ARN et à l’ADN.

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs concluent que « parce que la télomérase joue un rôle crucial dans le cancer et le vieillissement, ces résultats pourraient potentiellement aider nos efforts pour identifier et développer des inhibiteurs et / ou des activateurs de cette enzyme pour le traitement du cancer et le vieillissement, respectivement ».

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette étude de laboratoire a résolu une partie cruciale du puzzle entourant le rôle de la télomérase dans le vieillissement et dans le cancer. En découvrant la structure des parties clés de cette enzyme, les chercheurs ont potentiellement ouvert une nouvelle voie de recherche pour les médicaments pour traiter le cancer. Cependant, de tels traitements seront loin. Karol Sikora, un éminent spécialiste du cancer, est cité dans le Daily Express comme disant que la découverte est probablement dans cinq ans avant d’atteindre les essais cliniques (c’est-à-dire des études chez l’homme).

Sir Muir Grey ajoute …

Une étude importante mais il reste cinq ou dix ans à faire.