Entendre «aidé par le toucher»

La recherche a montré que « les sensations sur la peau jouent un rôle dans la façon dont les gens entendent le discours », a rapporté BBC News. Il a déclaré que les résultats pourraient conduire à de meilleures aides auditives.

Cette étude menée auprès de 66 personnes sans déficience auditive a cherché à savoir si les sensations tactiles (tactiles) pouvaient faciliter l’audition. La recherche était basée sur le principe que lorsque certains sons sont parlés, ils sont accompagnés d’une courte bouffée d’air (« pa » par exemple, par rapport à « ba »). Dans les expériences, les gens ont eu des bouffées d’air dirigées sur leurs mains ou leur cou pendant qu’ils écoutaient des sons. Le discours accompagné des bouffées d’air a été interprété avec plus de précision.

L’étude suggère que, comme les indices visuels, les sensations tactiles peuvent aider l’audition. Cependant, d’autres recherches devraient établir si un dispositif basé sur ce principe améliorerait la communication pour les malentendants.

D’où vient l’histoire?

Cette recherche a été réalisée par Bryan Gick de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver et Donald Derrick de New Haven, Connecticut, États-Unis. Il a été financé par une subvention à la découverte du Conseil des sciences naturelles et du génie du Canada et par une subvention du National Institutes of Health.

L’étude a été publiée dans la revue scientifique à comité de lecture Nature.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Cette étude a examiné si les sensations tactiles peuvent affecter la façon dont les sons sont entendus. Les chercheurs disent que les indices visuels, tels que la lecture des lèvres, peuvent aider les personnes ayant une déficience auditive à comprendre la parole. Dans cette étude, ils ont effectué plusieurs tests sur des volontaires humains sans perte d’audition pour voir si la même chose était vraie de la sensation tactile d’une bouffée d’air.

Les chercheurs ont pris soin de mettre en place les tests de sorte que l’emplacement de la bouffée d’air (à la main ou au cou, ou pas de bouffée mais de son seulement) a été testé séparément. Le son produit était également normalisé (« pa », « ba », « ta » et « da ») et les participants avaient les yeux bandés pour s’assurer que les résultats étaient aussi fiables que possible.

Qu’est-ce que la recherche implique?

La recherche a été réalisée dans trois groupes expérimentaux avec un total de 66 participants masculins et féminins. Il y avait 22 personnes dans chacun des trois groupes expérimentaux (essai à la main, essai du cou et essai auditif seulement). La façon dont les participants ont été recrutés, leur âge et la composition masculine et féminine des groupes n’ont pas été signalés.

Avant le début de l’expérience, on a dit aux participants qu’ils ressentiraient du bruit de fond et des bouffées d’air inattendues. Ils se sont assis dans une cabine insonorisée et on leur a dit qu’ils entendraient une série de paires de sons (soit « pa » et « ba », soit « ta » et « da »). Leur tâche consistait à identifier les sons qu’ils entendaient en appuyant sur un bouton. Ils ont ensuite eu les yeux bandés et écouté les sons à l’aide d’écouteurs isolant le son. L’équipement pour fournir les stimuli tactiles des bouffées d’air a été mis en place après que les participants aient eu les yeux bandés pour dissimuler l’emplacement du corps des bouffées d’air.

Dans chacun des trois groupes, la moitié a reçu les paires de sons « pa » / « ba » (sons faits avec les lèvres) d’abord, puis les sons « ta » / « da » (sons faits avec la langue au dos de la les dents). L’autre moitié a entendu les sons dans l’autre sens. Au cours des essais à la main et des groupes d’essai du cou, les participants ont écouté 12 sons (six avec des bouffées d’air et six sans). Le groupe d’essai auditif a écouté 12 sons sans bouffées.

Dans la séquence de test suivante, les participants ont entendu un assortiment aléatoire de sons (« pa », « ba », « da » ou « ta ») avec ou sans l’explosion d’air. Ces combinaisons d’interventions ont laissé les chercheurs avec 64 ensembles de résultats à travers les groupes « pa » / « ba » et « ta » / « da ».

Quels ont été les résultats de base?

Les chercheurs disent que dans l’expérience de la bouffée à la main, les participants ont obtenu plus de sons « pa » corrects quand ils avaient une bouffée d’air associée sur la main que sans les bouffées. La même chose était vraie pour le son « ta ». Ces deux sons sont généralement associés à une bouffée d’air provenant du haut-parleur.

L’inverse était vrai pour les sons « ba » et « da ». Moins de participants ont obtenu le son correct si ces sons ont été délivrés avec une bouffée d’air. Ces sons ne sont normalement pas faits lorsque le haut-parleur expire de l’air.

Un modèle similaire a été vu lorsque l’air a été livré au cou. Aucun modèle n’a été vu du tout dans l’expérience auditive seulement, que les chercheurs ont prise pour signifier que les participants n’ont pas pu entendre le flux d’air ou l’activation du compresseur.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Les chercheurs affirment que leurs découvertes soutiennent la théorie selon laquelle l’appréciation humaine de la voix et du langage combine l’information du toucher au son de la même manière que la vision et le son, comme cela a été démontré précédemment.

Conclusion

Les résultats de cette étude expérimentale suggèrent que la sensation d’air soufflé sur les mains ou le cou peut aider les gens à interpréter une sélection de sons.

Bien que ces participants n’aient pas eu de déficience auditive, l’étude soulève la possibilité que la sensation de toucher puisse aider ceux qui ont une déficience auditive à distinguer ces paires de sons. Une prothèse auditive utilisant le toucher n’a pas encore été développée. On ignore jusqu’à présent à quel point cette découverte sera utile pour améliorer la communication pour les malentendants.